History of Trompe-l'Oeil Ceramics
L'Histoire du Trompe-l'Oeil en Faïencerie
Ceramics have been made since the Neolithic, but neither Egypt, Greece, Crete, nor the Middle East mastered the art of earthenware -- this clay pottery covered with an opaque and tin-containing enamel.
Its first traces were found on Babylonian palaces friezes. The Arabs adopted it in Persia, taking it with them to Northern Africa, Sicily, and Spain. In Majorca, it finds its name "Majolica" with coppered metallic reflections, the famous gilded pottery of the Middle Ages. Then, the talented genius, Lucca della Robbia, settles in Fiorenza, Sienna and Faenza where it becomes known as "faïence" (earthenware in French).
The origins of the art of trompe-l'oeil, whether in sculpture or in paintings is lost in the mists of time. Artists have long been mimicking nature to fool the eye, tease the mind or simply express an admiration of nature’s beauty. It is therefore no surprise that when he brought colors to clay, Lucca della Robbia (1400-1482) was one of the first to succumb to the temptation of earthenware Trompe-l'oeil. He, along with Andrea his nephew, and both Giovanni and Girolamo, his sons, diffused their art throughout Europe -- this famous oxide-colored earthenware.
As time passes, the secret is lost, then found again, then transformed.
Durng this time, Arcimboldo, the Italian painter (1527-1593) playfully brushstrokes his "Capricci Allegoricci" and inspires other artists.
In France, Bernard Palissy (1510-1589), a former glassmaker, devotes 16 years of his life, sacrificing his furniture and, as the legend tells, his wooden floor to uncovering the lost secret of Faenza's white enamel. He molded incredibly lifelike snakes, frogs, and so on, to create his "Rustiques Figurines" whose jasperlike enamels have survived undamaged to this day.
Just like an impish elf, trompe-l'oeil steals into each workshop, and nothing seems to be able to stop it. Earthenware fruits, vegetables, fish or crustaceans wink ironically at the more lofty artworks in the studio.
Charles Hannong -- the first of that dynasty -- settled in Strasbourg in 1721. The trompe-l'oeil pieces of Paul, his son, whether they were only items of décor or simple serving ware, were so realistic and made of such a fine quality, that they enjoyed a great success.
In Provence, and especially in Marseille, Fauchier, Clerrissy, Perrin, Fouque and Ferrat are the admiration of all with their provençal crockery.
When earthenware workshops in Marseille and Strasbourg stopped, Charles-Jean Avisseau (1796-1861) in Tours discovers the lost secret of Bernard Palissy and is then followed by Léon Brard, Joseph Landier, Busseroles, Timier, De Neuchez, among others.
In Paris, Georges Pull, Thomas Sergent, François Maurice, A. Renoleau and E. Gambut follow this way too. Then the more modern Massier and his "Barbotines", Trompe-l'oeil fruits and birds light up his workshop in Vallauris then in Golfe Juan.
Since 1985, the Figuères Workshop in association with Dominique Cour, perpetuate the earthenware Trompe-l'oeil tradition.
Si la céramique apparaît dès le Néolithique, ni l'Egypte, ni la Grèce, ni la Crète, ni l'Orient Palestinien n'ont maîtrisé l'art de la Faïence, cette poterie d'argile recouverte d'un émail stannifère opaque.
On trouve ses premières traces sur les frises des palais de Babylone. Les Arabes l'adoptent en Perse, la transporte en Afrique du Nord, en Sicile, en Espagne. Elle prend son nom à Majorque, "Majolique" aux reflets métalliques cuivrés, poterie dorée du Moyen-Age, jusqu'à ce que le génial Luca Della Robbia l'installe à Florence, Sienne et enfin Faenza ou elle deviendra "Faïence".
L'art du Trompe-l'Oeil, que ce soit en sculpture ou en peinture, se perd dans la nuit des temps. Depuis toujours, l'artiste copie la nature, par plaisir, par facétie, par admiration ou esprit religieux. Il ne faut s'étonner de rien si, en offrant des couleurs à la terre, Luca Della Robbia (1400-1482), parmi les premiers, a succombé à la tentation du Trompe-l'oeil de faïence. Luca, son neveu Andréa, ses fils, Giovanni et Girolamo, ne sont pas avares de leur art et diffusent largement en Europe la faïence parée de ses couleurs d'oxyde.
Au hasard des voyages, son secret se perd, se retrouve, se transforme.
Tandis qu'en Italie le peintre Arcimboldo (1527-1593) joue du pinceau ses "Caprices allégoriques" inspirant de nombreux faïenciers.
En France, Bernard Palissy (1510-1589), verrier d'origine, consacre 16 années de sa vie, ses meubles et son plancher de bois (selon la légende), pour retrouver le secret de l'émail blanc de Faenza. Il moulera sur le vif serpents, crapauds et autres, pour réaliser les "Rustiques Figurines" dont les émaux jaspés parviendront jusqu'à nous, intacts.
Le trompe-l'oeil, comme un lutin facétieux se glisse dans tous les ateliers, rien ne lui échappe. Fruits, légumes, poissons, crustacés de faïence font des clins d'oeil ironiques aux grandes pièces de prestige.
En 1721, Charles Hannong, premier de la dynastie s'installe à Stasbourg. Les trompe l'oeil de son fils Paul, qu'ils n'aient d'autres fonctions que la décoration ou qu'ils servent de pièces de service, sont d'un réalisme et d'une qualité rarement égalés et connaissent un vif succès.
En Provence, notamment à Marseille, Fauchier, Clerissy, Fouque, Ferrat font les beaux jours de la faïence Provençale. Lorsqu'il ne s'affiche pas gourmand dans les assiettes, on le retrouve au hasard d'un couvercle de soupière chez l'un, d'un feuillage en relief sur un plat de l'autre avec un égal bonheur.
Tandis que l'école de Strasbourg et les faïenceries Marseillaises cessent la production, Charles-Jean Avisseau (1796-1861) retrouvera les secrets perdus de Bernard Palissy pour l'école de Tours, bientôt suivi par Léon Brard, Joseph Landier, Busseroles, Timier, De Neuchez et bien d'autres. A Paris, les Faïenciers Georges Pull, Thomas Sergent, François Maurice, A. Renoleau, E. Gambut emboîtent le pas.
Plus près de nous, enfin, les barbotines de Massier, fruits ou oiseaux en Trompe l'oeil illuminent son atelier de Vallauris d'abord, puis de Golfe Juan.
Depuis 1985, en collaboration avec le céramiste sculpteur Dominique Cour, l'atelier Figuères perpétue la tradition du trompe-l'oeil de faïence.
